Rallye des Gazelles

Les soeurs Dumas dans le peloton de tête

Monelle Saindon
Le Journal de Montréal
27/04/2006 11h13 


Référence :
http://www2.canoe.com/sports/nouvelles/archives/2006/04/20060427-111300.html

Les gazelles québécoises Annie et Geneviève Dumas ont réussi une belle remontée à l'avant-dernière étape du Rallye Aïcha des Gazelles, en terminant 5e sur 65 équipages dans la catégorie des 4x4.

Cette excellente performance les fait bondir du 26e au 19e rang au classement général. On se souviendra que l'équipage Tourisme Laurentides s'est arrêté pour aider d'autres gazelles, ensablées, au détriment de leur classement, à l'étape précédente.

Avec encore une seule étape à franchir pour améliorer leur position, les soeurs Dumas n'ont plus beaucoup de chances, à ce stade-ci, d'atteindre le podium. Cela dit, l'imprévisible est un élément important dans ce rallye. La météo et la mécanique peuvent tout bouleverser.

Les dunes de sable en plein soleil et le terrain gras du désert sous la pluie (comme avant-hier) n'exigent pas les mêmes habiletés. D'autre part, ce sont parfois les montures qui sont vaincues et qui laissent tomber les gazelles.

En bonne position

L'équipe des Laurentides est par ailleurs dans une position confortable au classement des Québécoises, pour l'obtention du prix Sofitel Montréal. Les soeurs Dumas ont six rangs d'avance sur le deuxième meilleur équipage québécois, Karine Desormeaux et Karla Meija-Duval, qui roulent sous la bannière du Garage Desormeaux et qui occupent le 25e rang au classement général.

Qu'est-ce qui fait la force des meneuses québécoises?

«Je suis à l'aise avec les chiffres, donc je calcule constamment notre position, ce qui nous permet d'aller au cap sans nous perdre», répondait l'ingénieure Annie Dumas, navigatrice de l'équipage Tourisme Laurentides, dans une entrevue par courriel avec le Journal, depuis le désert du Sahara.

«Le fait que j'aie déjà participé au Rallye nous avantage aussi», continuait la seule gazelle d'expérience de l'escadron québécois en 2006.

«Nous ne reproduisons pas les mêmes erreurs de navigation et de conduite de mon premier Rallye. Je me souviens un peu de la façon d'affronter certaines particularités de la topo et je reconnais certains paysages.

«Reste que le Rallye est toujours difficile et ça, l'expérience n'y change rien!

«C'est d'ailleurs pour ça qu'on revient... Si c'était facile, on n'en parlerait pas avec autant de passion et on ne rêverait pas d'y retourner chaque année!

Dernière étape de 48 heures

Les gazelles ont quitté Mhamid hier matin pour la sixième et dernière étape du Rallye, un parcours de 195 kilomètres et 7 balises vers Foum-Zguid, dans le désert marocain du Sahara.

Elles ont 48 heures pour franchir cette étape, considérée comme la plus difficile du Rallye. Dans cette région réputée pour ses vents et dotée de véritables montagnes russes de sable, la vie d'une gazelle peut devenir infernale.

On attend l'arrivée des meilleurs équipages au bivouac en après-midi aujourd'hui, mais d'autres n'apparaîtront qu'après la tombée du jour.

Le résultat officiel de cette compétition de navigation à l'ancienne, en 4x4 ou en quad, devrait donc être connu vendredi. §