Le Maroc des marocain(e)s

Histoire d'en savoir un peu plus
sur le Maroc,  sur ses habitants,
ses traditions...

 

Cliquez sur le titre qui vous intéresse :

Qui était Aïcha ?

Religion : l'islam

Des bêtes étonnantes

Aïcha, partenaire-titre du rallye

La femme au Maroc

Le langage du chameau

Gazelle et gazous

Les hommes bleus du désert

Verrues sur le nez des chameaux

Savoir-vivre, coutumes et politesse

Fascinant le désert ?

Saviez-vous que ?

 

Le cheiche

Test sur les camélidés

 

Qui était Aïcha ?

Le trophée Aïcha des gazelles

– Extrait du mensuel La Fronde, Vol.1, no 4, Décembre 1998

(mensuel de l'Association FRONT : femmes regroupées en options non traditionnelles)

 

«Aïcha fut la troisième femme, ou la deuxième c'est selon, et la favorite de Mahomet.  Ennemie implacable d'Ali (cousin et gendre de Mahomet), elle contribuera à l'éloigner longtemps du califat, puis se révolta contre lui lorsqu'il fut parvenu au souverain pouvoir.  Vaincue, elle tomba au pouvoir d'Ali qui la respecta et la fit conduire à La Mecque où elle mourut en 678.  Les musulmans l'ont mise au rang des quatre femmes incomparables qui ont paru sur la terre.  En son honneur,  les Français ont nommé une grande aventure humaine qui se déroule sous forme d'une épreuve de navigation exclusivement féminine,  Le trophée Aïcha des Gazelles.»

 

C'est certes vrai en partie, mais la vraie raison de l'origine du nom Aïcha pour le rallye...  lisez ce qui suit :

 

Aïcha, partenaire-titre du Rallye

La firme Aïcha (depuis 1929), impliquée comme partenaire-titre du Trophée, puis du Rallye Aïcha des Gazelles, a la fierté d'être la première entité marocaine à «sponsoriser» un défi sportif 100% féminin ... d'où le nom du rallye.  Aïcha est une firme tournée vers l'export : olive, huile d'olive vierge, cornichons, champignons Terfess.  Pour le marché local (Maroc) : confitures, concentré de tomate.       http://www.aicha.com

 

Gazelle et gazous

Mais pourquoi donc le nom de gazelle est-il si populaire au Maroc ?  Parce que c'est fou ce qu'il y a comme « gazelles » dans ce pays !

 

De façon amicale de la part des marocains, on surnomme gazelle toute femme touriste.  Mais si vous êtes une femme et que vous avez voyagé au Maroc,  c'est à en devenir dingue !  Gazelle par ci, gazelle par là...


Quant aux hommes, on les appelle  « gazeaux » ou  « gazous ».

 

Référence (photo) : http://saharadecouverte.free.fr/ADT_LADT0992.html

 

 

Gazelle dorcas
Encore relativement répandue dans le désert.  
La femelle se reconnaît à ses cornes plus minces que celle du mâle.

 

Savoir-vivre, coutumes et politesse                            Référence : AOL Guide voyage - Maroc

Ce qu'il faut faire :

n  Se déchausser avant d'entrer dans une pièce si vous voyez des chaussures déposées près de la porte.
n  Répondre à toutes les questions que l'on vous posera et qui, parfois, vous paraîtront indiscrètes.
n  Prolonger la pause thé en acceptant plusieurs verres, même si on n'a plus soif.
n  Si l'on a été invité dans une famille, laisser un petit cadeau plutôt que de l'argent.
n  Si l'on a photographié ses amis marocains, ne pas oublier de leur envoyer les clichés au retour.

Ce qu'il ne faut pas faire :

n  Refuser le thé que l'on vous offre.
n  Toucher les aliments avec la main gauche, considérée comme impure.
n  Porter une tenue provocante, surtout pour les femmes.
n  Aborder certains sujets tabous tels que la politique, la religion, le roi.
n  Demander à un Marocain des nouvelles de sa femme, ça risquerait de choquer.
n  Prendre pour des gays tous les jeunes hommes qui se promènent main dans la main :
    c'est un signe d'amitié et non d'homosexualité.

Si vous êtes invité à prendre un repas avec des Marocains ou à participer à la fameuse cérémonie du thé, installé sur des tapis tout en dégustant des biscuits ou des dattes, n'oubliez pas de manger avec la main droite (la gauche étant réservée à la toilette). Le repas terminé, on se lave les mains et la bouche.
 

Religion : l'islam                                                        Référence : AOL Guide voyage - Maroc

La doctrine prêchée par Mahomet, et consignée dans le Coran, s'appelle l'islam, c'est-à-dire « résignation à la volonté de Dieu ». Les musulmans croient non seulement à la mission de Mahomet, leur prophète, mais aussi à celle de tous les messagers qui l'ont précédé : Adam, Noé, Abraham, Moïse, Jean-Baptiste, Jésus-Christ, etc. Ils croient aux Psaumes, à la Torah, à l'Évangile, mais considèrent que certains livres révélés n'ont pas échappé à l'altération apportée par les hommes, altération qui a rendu l'unicité divine moins radicale. La mission de Mahomet est de rétablir la révélation divine dans son intégrité.

L'islam est la religion officielle du Maroc et le roi cumule les fonctions de chef d'État et de chef religieux (Commandeur des Croyants).

 

La femme au Maroc                                                     Référence : AOL Guide voyage - Maroc

Comme dans tous les pays régis par le droit musulman, la condition de la femme n'a pas toujours été très enviable. Et pourtant, accusé d'immobilisme, le gouvernement a enfin répondu à l'immense espoir des femmes en décidant de réformer le code de la famille. Annoncée en octobre 2003, la nouvelle législation devrait leur accorder des droits supplémentaires. Ainsi elles ne devront plus obéissance à leur mari, mais le foyer sera placé sous la responsabilité conjointe des deux époux ; l'âge légal pour convoler passera de 15 à 18 ans ; le divorce pourra être à l'initiative de la femme ; la polygamie et la répudiation seront acceptés dans des cas si particuliers qu'ils en deviendront exceptionnels.  Bref, une révolution, directement inspirée des préceptes du Coran.

 

Pour plus de détails sur la nouvelle législation (en format PDF) :    Code marocain de la famille

 

« Une page nouvelle dans l'histoire du Maroc, un espoir fou dans le coeur des femmes », par Mme NAAMANE GUESSOUS Soumaya.  Excellent dossier publié dans le Maghreb Canada Express, Volume I, Numéro 6, Décembre 2003.

Pour téléchargement gratuit ou mise à niveau  d'Adobe Reader :  

 

Les hommes bleus du désert

Texte : références diverses 

Photo : http://saharadecouverte.free.fr/agence.html

Le désert est fréquenté entre autres par des populations de nomades, les Touaregs, nommés les «hommes bleus du désert».  Ces hommes nous ont toujours donné une image particulière de la liberté.  Les Touaregs sont des Berbères, n'appartenant ni à une nation, ni à une race, mais à un ensemble culturel bien spécifique, puisqu' ils ont des usages, des coutumes, et une langue bien à eux. 

« Touareg » est un terme arabe, qui signifierait, selon certains, « abandonné de Dieu », en raison de la farouche opposition qu’ils ont affichée un temps à l’égard de l’Islam. Mais les mythiques hommes bleus du désert préfèrent s’appeler « Imouhar », qui peut se traduire dans la langue touareg (le tamahak), en « homme libre, indépendant ».

 

Pourquoi bleu ?  C’est la couleur indigo de leurs vêtements,  et spécialement de leurs cheiches, qui a contribuée très largement au mythe des hommes bleus du désert.  La teinte non fixée de leur cheiche colore et pigmente la peau du visage,  et leurs vêtements font de même sur la peau de leur corps. 

 

D’ailleurs plusieurs touristes,  acquéreurs de cheiches, dont certaines gazelles semble-t-il, ont expérimenté la pigmentation à l’indigo.  Heureusement,  il se vend maintenant des cheiches couleur indigo,  mais dont la teinture a été fixée...

Fascinant le désert ?

 Référence : http://www.ac-nancy-metz.fr/pres-etab/lapicque/Opinfo98/Pourcher/menu.htm

Le désert a toujours exercé magie et fascination sur l'imagination des hommes.  Le Sahara séduit,  attire, repousse,  abrite,  et parfois tue.

 

Aujourd'hui, la désertification s'étend, mange les plantes, les bêtes et les hommes.  Le Sahara couvre un territoire immense d'environ 8 millions de km².  Sa population totale, difficile à évaluer, oscille entre 2 et 3 millions d'habitants. 

Le désert évoque d'abord du sable,  à perte de vue,  or il est paradoxalement l'élément le moins important dans cette aridité composée de cailloux,  blocs de pierres,  et rochers.

 

Le désert sépare la Méditerranée de l'Afrique Noire, et beaucoup de personnes, étrangères à l' endroit, sont mortes en cherchant une route pour relier l'Afrique du Nord au Soudan français.  En effet, beaucoup de difficultés peuvent poser problème,  comme la langue,  la religion,  les coutumes,  ou encore le climat.  Celui qui est né dans cet univers hostile a été modelé depuis le début de la vie de l'humanité pour devenir un être extraordinairement adapté au lieu : Il peut marcher,  des journées entières en buvant peu et en foulant le sol brûlant de ses pieds nus.  Il sait survivre là où l'homme qui n'est pas né dans le désert meurt en peu de temps.

 Le cheiche

           D’après des articles de Jean-Marc Tourreilles :  www.sahariens.info

Photo : http://www.ac-nancy-metz.fr/pres-etab/lapicque/Opinfo98/Pourcher/vie.htm

Un vrai cheiche est une pièce de tissu (de cotonnade légère et souvent créponnée),  d'environ 80 cm à 1 mètre de large sur environ 5 mètres de long,  que les nomades enroulent autour de leur tête et dont ils se couvrent le visage. C'est un incontournable dans le désert. 

 

Emblème du touareg et du «raider saharien», le cheiche reste pour beaucoup un mystère à utiliser.  C’est en effet tout un art que d’enrouler un cheiche !   Pour ceux qui voudraient s'essayer, mode d'emploi à télécharger en format PDF :

Cheiche, mode d'emploi

 

Il a certes un rôle utilitaire, celui de protéger la tête du soleil, et le visage de la poussière et de la sécheresse,  mais il a aussi une fonction sociale.  Pour un touareg, se couvrir le visage est un signe de distinction et de réflexion.

 

Le cheiche est un véritable climatiseur, gardant la tête au frais.  La transpiration s’évapore lentement à travers les couches de tissu et rafraîchit celui-ci,  à condition qu’il y ait du vent.  En revanche, dans la voiture, le cheiche tient chaud, par manque de ventilation.

 

Noir, indigo, blanc, il doit toujours être de couleur tranchée par rapport aux vêtements.  Une faute de goût consisterait de mettre un cheiche blanc avec une gandoura ( genre de robe ample, longue et ouverte sur les côtés ) de la même couleur.   Mais les touristes ont, à ce chapitre, bien des excuses…

 

Pour qui s'intéresse au désert,  une trentaine de fiches conseil par Jean-Marc Tourreilles à cet URL : http://www.sahariens.info/spip_sahara/article.php3?id_article=269dont les suivantes :

  • Cheiche : mode d’emploi  (également présenté en PDF ci-haut)

  • Faire son popo dans le désert  (sujet sérieux... et incontournable !)

  • Bien manger en plein désert

  • Faire ses courses alimentaires avant un raid  (pour «agrémenter» les rations d'armée...)

  • La purification de l’eau

  •  

    Des bêtes étonnantes

    Références : - Le monde étrange et fascinant des animaux, Sélection du Readers Digest, 1971

    - Dictionnaire des Animaux, Éditions Fernand Nathan, 1981

    Les 2 photographies : http://camelides.cirad.fr/fr/curieux/qcm.html

     

     

    Chameau

    Camelus bactrianus

     

    ou dromadaire ?

    Camelus dromedarius

     

    Tout le monde le sait : le chameau a deux bosses et le dromadaire n'en a qu'une.  Mais d'où viennent-ils ? Sont-ils parents ?  Où vivent-ils ?

     

    Les anglophones n'ont qu'un seul terme pour désigner les deux bêtes, «camel»,  mais la subtilité de la langue française, elle,  veut que nous fassions une différence de dénomination entre les deux bêtes.  Mais, bonne nouvelle,  ce n'est pas vraiment une erreur que d'appeler un dromadaire par le nom de chameau,  car il est, de son vrai nom, le «chameau d'Arabie» (Camelus dromedarius),  dit chameau à une bosse.  D'ailleurs, les femelles de l'un comme de l'autre se nomment chamelles et leurs petits sont tous des chamelons.

     

    Qui l'eut cru,  les camélidés sont tous originaires de l'Amérique du Nord !

    Outre le chameau, la famille des Camélidés comprend le lama, l'alpaga, la vigogne et le guanaco et sont tous originaires de l'Amérique du Nord.   Pendant le Pliocène  (il y a environ 10 millions d'années !) les ancêtres des Camélidés modernes se sont déplacés, certains vers le Nord et les autres vers le Sud,  puis évoluèrent dans leur forme actuelle.  Ceux qui ont traversé l'actuel détroit de Béring, qui reliait alors l'Amérique et l'Asie, ont donné naissance aux chameaux à une et à deux bosses.  C'est, au cours de l'évolution, leur résistance aux écarts de température qui a essentiellement influencée leur survie et leur répartition sur les continents.

     

    Habitat et caractéristiques des deux camélidés

    Le dromadaire n'est connu qu'à l'état de domesticité.  Haut sur pattes et élancé, plus rapide que le chameau d'Asie,  il est utilisé comme animal de bât et comme monture dans les déserts chauds du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord où il s'est très bien adapté depuis la nuit des temps. C'est parce qu'il est très sensible aux basses températures que sa dispersion s'est limitée aux régions sahariennes.  Le dromadaire est donc essentiellement un animal de désert.

     

    Quant au chameau à deux bosses,  c'est le chameau de Bactriane (Camelus bactrianus).  Il en subsiste encore à l'état sauvage dans le désert du Gobi (en Asie centrale : Mongolie et Chine).   D'ailleurs,  Gobi se dit également CHA-MO ou SHAMO,  ce qui n'est pas une coïncidence.  Le pelage d'hiver du chameau de Bactriane,  long et de couleur foncée, ainsi que ses pattes courtes,  font de lui un animal plus adapté aux montagnes ou aux déserts froids de l'Asie centrale où il peut et doit supporter un écart de température, entre l'été et l'hiver, de  70°C...  Plus vigoureux que le dromadaire,  il peut porter des charges très lourdes.

    Le chameau est donc principalement un animal de montagne.

     

    Adaptation au sable

    Chameaux et dromadaires sont très bien adaptés au sable : leurs longs cils et les muscles de leurs narines, qui  peuvent se fermer, protègent l'animal des vents de sable.  Les deux doigts de chaque pied sont réunis dans un coussinet qui facilite l'appui sur le sable (voir photo).  Malgré cet avantage, ils ne peuvent pas galoper longtemps.  Leur vitesse maximale est de 25 km/h environ ; ils vont à l'amble (ils avancent à la fois les deux membres du même côté),  ce qui veut dire que le poids du corps passe de droite à gauche  (très bon pour donner le mal de mer à un non initié,  même en plein désert !).  La vitesse moyenne d'un camélidé chargé est de 3,5 km/h, et sa résistance est plus soutenue que celle du cheval.

     


    Photo Maïenga 2008
    Empreintes de dromadaire

    En finir avec deux mythes !

    1- Non, leurs bosses ne sont pas des réservoirs d'eau,  mais bien des réserves de graisse,  et cette graisse n'est concentrée qu'en ce seul endroit de leur corps.

     

    2- Non, les camélidés ne font pas de réserve d'eau.  Par contre, ils sont très économes de celle-ci.  Ce sont leurs globules rouges qui, de formes ovoïdes deviennent sphériques par l'absorption d'eau,  ce qui nous donne la réelle impression qu'ils reprennent du poids après l'absorption d'eau en grande quantité. Chez la plupart des autres mammifères,  dont l'homme,  la déshydratation par la chaleur cause la mort par hyperthermie.  Le sang perd son eau, qui est rejetée par la transpiration, et devient si épais qu'il ne peut plus circuler librement. Ainsi, la température du corps s'élève, et la mort survient rapidement.  Dans le cas de déshydratation extrême, un homme peut perdre 12% du poids de son corps ; l'absorption brutale d'une quantité d'eau équivalente entraîne la mort par indigestion hydrique.  Mais pas chez les camélidés... 

     

    En effet,  ils ne perdent qu'un litre d'eau par jour par l'urine et ne commencent à transpirer qu'à partir de 40°C.  En général,  les camélidés ne boivent que la quantité d'eau nécessaire à la récupération de leur poids.  En hiver, quand la végétation est plus riche en eau, ils peuvent se passer complètement de boire.  En été, des plantes desséchées peuvent leur suffire.  Par contre,  on a vu des dromadaires amaigris et assoiffés boire jusqu'à 120 litres d'eau en une seule fois pour récupérer leur poids.  Mais généralement,  ils se contentent de 50 litres... (quand même !).

     

    En période de rut

    Mais attention,  lors de la période du rut (janvier-février pour le chameau et février-mars pour le dromadaire), les mâles deviennent particulièrement agressifs,  même pour l'homme qui voudrait les séparer,  et leurs morsures sont à éviter... 

     

    Quelques curiosités

    n Les hybrides des chameaux à 2 bosses et des dromadaires (eh oui, ça existe)  sont plus grands que leurs parents, mais en général stériles entre eux.

    n Le dromadaire pie (robe noire et blanche ou blanche avec des taches noires) aux yeux bleus clairs sont toujours sourds congénitalement.  Ils sont réputés dociles et adaptés au transport des marchandises en ville.

    n Le dromadaire est un animal rancunier,  et il a une très bonne mémoire !  Il reconnaît une personne qui l'a maltraité,  même plusieurs années après. Reconnaissant son «tourmenteur», le dromadaire gronde, menace, approche à petits pas saccadés, bave, se couche au sol puis se relève.  Malheur à cette personne si elle lui tourne le dos au moment où le dromadaire est tout près et dans cet état !

     

    Conclusion

    Qu'ils soient à une ou à deux bosses, ces ruminants sont étonnants...  Leur grande résistance à la faim, à la soif, au froid et aux vents est légendaire.   Aussi,  pensez que leurs petits chamelons sont prêts à suivre leur mère moins d'une journée après leur naissance,  et que malgré les conditions parfois extrêmement difficiles qu'ils ont à affronter, ils peuvent vivre jusqu'à 25 ans.

     

    Le langage du chameau,  son sens de l'orientation,  son dressage...

    On dit qu'il blatère,  et peu importe comment il le fait, son cri n'est pas des plus agréable à entendre :

    Il blatère  comme ci...  il blatère comme ça...       mais pour entendre, Quick time est requis

    (référence : CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique
     pour le développement) ,  Le dromadaire pédagogique, Collection Les savoirs partagés.)

    En fait, le dromadaire émet des sons différents selon les situations :

    n il « ronronne » quand, isolé, il est en quête des autres congénères,

    n il « gronde et bave » dans les moments de souffrance physique,

    n il « gronde doucement » pour exprimer son affection vis-à-vis d'un chamelon,

    n il « gronde plus longuement » quand il veut passer d'une situation d'inconfort
    (une entrave trop serrée par exemple) ou quand il a l'intention de partir,

    n il « gronde furieusement » en faisant le tambour avec la langue pour avertir de son intention d'attaquer.  La femelle émet presque le même cri que le mâle.

     

    Le dromadaire a-t-il le sens de l'orientation ?  Non guidé par l'homme,  le dromadaire s'oriente en fonction des ressources en pâturages et de la disponibilité en eau.  Le mâle en rut, quant à lui, cherche activement les femelles...  Pour contrôler un mâle,  une petite badine, appelée «ahmour», suffit.  Généralement, les bergers utilisent la voix avec des sonorités variant selon les pays. 

     

    Le dressage :  Sans dressage le rendant familier, le dromadaire évite l'homme et montre beaucoup de mauvaise volonté pour travailler.  Par contre, bien élevé,  un dromadaire peut répondre à l'appel de son propriétaire, suivre une direction qu'on lui indique verbalement,  il apprend à reconnaître sa gauche, sa droite, à savoir partir et s'arrêter,  à sauter un obstacle,  à baraquer (s'accroupir) tout seul à une sollicitation par la voix, à lever une patte pour que le propriétaire monte dessus afin de l'enfourcher sans le faire baraquer, et même à danser sur un rythme imposé !

     

    Vous voulez en savoir plus ?      Les extrêmes; La vérité   et   Les cinq sens; En communication

     

    Mais le chameau, par son attitude, parle aussi un autre langage à son maître...

    (Référence : http://saharadecouverte.free.fr/poemes.html)

    Le chameau n'est pas seulement un moyen de transport, c'est aussi un compagnon de route, et une source inépuisable de renseignements,  et la vie en brousse se trouve souvent conditionnée par le comportement des chameaux ; les nomades savent interpréter le moindre de leurs gestes, et certains même n'hésitent pas à dire que leur chameau leur parle (et on ne parle pas ici de leur cri habituel...).
     

    Ainsi, par exemple, lorsque le matin de bonne heure, un chameau contourne le camp plusieurs fois et vient s'agenouiller en blatérant face à la tente de son maître, il annonce des étrangers. 

     

    Lorsqu'un chameau renifle l'air à l'Est et garde cette position depuis l'aurore jusqu'à une certaine heure de la matinée, il annonce l'orage.
     

    Quand un chameau en rut ne veut pas aller avec ses femelles dans une direction donnée, c'est qu'il a senti la présence d'un autre troupeau avec un autre mâle, et cela dans un rayon d'une trentaine de kilomètres.

    Pendant les transhumances, ce sont aussi les chameaux qui renseignent les éleveurs sur la localisation des pâturages et la présence de l'eau.

    Lorsqu'un chameau de selle ne veut pas lever le cou et reste allongé pendant qu'on le harnache, il avertit son propriétaire qu'il va au-devant de problèmes, qu'il ferait mieux de renoncer à son voyage et de rester sous sa tente à boire du thé.

    C'est de cette manière aussi que les nomades arrivent à échapper, grâce aux enseignements du comportement de leurs chameaux, à toutes sortes de tracasseries et de dangers ; ainsi au moindre signe, ils n'hésiteront pas à lever rapidement le camp, pour éviter les percepteurs d'impôts et les gardes forestiers, ou pour cacher les dépouilles des animaux sauvages illégalement capturés.

    C'est sans doute ce qui explique l'attachement particulier que les populations nomades ont pour cet animal, une affection qui ne s'est pas démentie de nos jours, même à l'époque de l'automobile.

     

     Pourquoi les chameaux ont-ils souvent des verrues sur le nez ?

    Référence : http://saharadecouverte.free.fr/culture.html

     

    Les « verrues » que l'on observe souvent sur le nez des chameaux sont en fait des marques effectuées par leur propriétaire. La disposition et le nombre de ces fausses verrues, provoquées par des entailles de la peau, permettent d'identifier le propriétaire des animaux. D'autres marques (entailles ou marques au fer rouge) sur le cou,  les oreilles ou sur les pattes sont également utilisées.  Cette pratique s'appelle Ehouel ou Ejuel.
     

    Autres documents intéressants à consulter sur le site Sahara Découvertes (URL ci-haut) :

    Quelques éléments de culture touarègue  –  Le thé, façon touarègue  La fête  –  Petit lexique de langue touarègue  –  Poèmes et chants touaregs  –  etc.

     

    Saviez-vous...

    Référence (et photo) : http://camelides.cirad.fr/index.html

    n Qu'il existe du fromage au lait de chamelle
    Il faut cependant aller à Nouakchott (Mauritanie) pour s'en procurer...

    n Que les touaregs, particulièrement, sont de grands amateurs de lait de chamelle
    Règle générale, ce lait ne se vend pas. C'est un produit offert à l'hôte de passage,  un produit que l'on partage avec les plus démunis ou que l'on donne aux membres de la famille vivant en ville.  Mais par souci d'avoir accès à un produit de qualité de façon régulière, des laiteries de Mauritanie et du Niger commencent à traiter et à offrir du lait de chamelle.

    n Que le lait de chamelle a des vertus thérapeutiques très recherchées ?
    En effet, il contient 3 fois plus de vitamine C que le lait de vache. Cet élément, ajouté à la forte teneur de ce lait en produits anti-bactériens (gammaglobulines, transferrine, lyzozymes), en fait un lait aux propriétés thérapeutiques recherchées.  En Asie, il est notamment recommandé en cure pour les tuberculeux en convalescence.

    n Qu'il existe un camélodrome (champ de course pour les camélidés) ?
    À Dubaï, dans les Émirats arables unis  (une des zones les plus riches du monde... : vive le pétrole et les chameaux !)

    n Que c'est dans le Rajasthan (Inde) que se situe le plus grand rassemblement de dromadaires au monde,  et plus précisément à la Foire du Pushkar,  en novembre de chaque année.

    n Que c'est en Somalie que la population de dromadaire est la plus importante ?
    On estime à 6 millions de têtes (30% du cheptel mondial) la population caméline somalienne.

    Pour en savoir plus, visitez le site en référence.

    Testez vos connaissances sur les camélidés

    Questions et réponses à cet URL : http://camelides.cirad.fr/fr/curieux/qcm.html

     

     

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