Samedi, le 27 mai 2006

Les soeurs Dumas ont relevé le défi avec brio
Par Luc Lefebvre

Bien au-delà de leur première place canadienne et leur 14e position mondiale, Geneviève et Annie Dumas resteront marquées à vie par les intenses émotions vécues au Rallye des Gazelles.

Les soeurs Geneviève et Annie Dumas.Les soeurs Geneviève et Annie Dumas.(Photo Éric Busque)

Du 20 au 29 avril, le duo des soeurs Dumas tout comme 76 autres équipages du monde, ont bravé le Sahara dans le 16e Rallye des Gazelles. Réservée uniquement aux femmes, cette compétition consiste à franchir par étape quelque 2500 km de ce désert du Maroc avec comme seuls outils un véhicule 4x4, une boussole, des cartes et une volonté de fer. Et cette volonté a été mise à l'épreuve à maintes reprises, témoigne Geneviève encore sous l'adrénaline quelques jours après son retour au Québec. «C'est difficile à expliquer toute l'intensité d'émotion vécue là-bas,» raconte Geneviève Dumas, directrice des opérations au Fairmont Tremblant. «La deuxième journée, ça s'est mis à mal aller. Nous étions prises dans les dunes. Il faisait plus de 32° C. On poussait. On pelletait. On recommençait. Je me suis vraiment demandée ce que je faisais là,» poursuit-elle. Mais sa soeur Annie, forte d'une première expérience du genre, la rassurait et l'invitait à ne pas se décourager. «On a finalement passé à travers cette première dure épreuve... Quel sentiment de satisfaction après!,» précise celle dont la vie est remplie de défis personnels réalisés.

Plus que complices
À chaque jour, elles se lèvent à 4 h 00 pour démarrer au lever du soleil. Vérification mécanique et lecture de cartes précèdent le départ. L'objectif de la journée: Atteindre toutes les balises avec le moins de détours possibles. Ça se passe de mieux en mieux pour les soeurs. Geneviève adapte sa conduite automobile. Annie guide avec expérience et succès. «Plus que de la complicité, on réalise qu'on a un réel besoin de l'autre pour passer à travers,» explique Mme Dumas. Une autre épreuve attend les soeurs, elle passe une nuit dans leur véhicule à ne pas dormir. Exténuées, elles remportent quant même l'épreuve du lendemain.

Solidarité humaine
Mettant en jeu leur avance, les soeurs viennent en aide à des consoeurs accidentées. Ce qui leur a valu une grande estime de toutes. «On va là pour performer, certes. Mais lorsqu'on a vu l'équipage en danger, on ne s'est pas posé de questions pour aller à leur secours,» raconte humblement la compétitrice précisant qu'elle a compris le sens des mots «solidarité» et «esprit d'entraide». «Cette course fait du bien aux valeurs humaines,» dit-elle. Maîtriser ses peurs et aller jusqu'au bout de ses capacités, voilà ce qu'elles ont dû surmonter dans cette aventure mémorable. «Après cela, je pense qu'aucun problème ne m'apparaîtra infranchissable,» termine-t-elle.
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