Un texte de Manon Gilbert
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L'équipe 103 de Lucie Breton |
Référence : http://www.radio-canada.ca/sports/PlusSports/2006/04/25/006-GazellesMardi.shtml
MAHMID - Après les dunes de Merzouga, les gazelles avaient hâte de prendre part à leur première étape marathon. Une nuit dans le désert durant laquelle les filles se regroupent pour faire la fête, manger les petites gourmandises apportées de la maison et boire un petit coup de vin ou de pastis.
Elles en ont plutôt été quittes pour une petite soirée tranquille, la tempête de sable et l'orage ayant joué les trouble-fête, mais aussi pour une journée chargée en émotions qui a laissé des traces.
Parce que l'étape de 330 km, disputée lundi et mardi entre Oum el Firane et Mhamid, a fait beaucoup de victimes, notamment chez les Québécoises.
Les équipes québécoises formées de Sonia Renon-Chevrier et Line Paquin et d'Annie Robitaille et Lucie Breton ont toutes deux vu leur transmission sauter au début de l'étape. Elles ont dû prendre leur mal en patience pendant plus de six heures avant de voir l'assistance mécanique les dépanner.
« Nous avons investi tant d'argent et d'énergie. C'est frustrant. Ça fait deux fois que nous appelons l'équipe mécanique pour des problèmes de transmission. Jamais deux sans trois, là nous n'avons pas assez d'essence pour rentrer au bivouac. Mais notre objectif était de commencer et de finir le rallye, alors on est là pour ça », soutient Lucie la mine déconfite.
L'équipe 103 veut d'ailleurs déposer un protêt. Depuis le début du rallye qu'elle se plaint de problèmes de transmission et les mécaniciens ne font rien pour les régler.
Que de mésaventures pour les quads
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Photo: Maïenga Renée-Claude Lafontaine et Doryne Bourque |
Si Renée-Claude Lafontaine et Doryne Bourque n'ont pas eu recours à l'assistance, elles ont par contre accumulé leur lot de mésaventures: crevaison, perte de bagages et bris de support.
Entre deux balises, sans qu'elles s'en aperçoivent, leur sac à dos s'est renversé et les fermetures éclair se sont ouvertes. Résultat: plus de vêtements, ni de brosse à dents. Mais le pire, c'est que Doryne a perdu son journal de bord. Renée-Claude a eu plus de chance et elle la laisse désormais écrire dans le sien.
Malgré ces ennuis, elles ont réussi à remonter au deuxième rang du classement des quads. Un petit baume sur leur difficile étape.
« Nous sommes déçues. Nous avons dû arrêter à la balise 9 parce que mon support arrière s'est détaché. C'était une belle occasion de remonter au classement, surtout que les meneuses n'ont pas été plus loin que la 6. Nous voulions finir premières. Nous nous sommes entraînées pour ça. Maintenant l'important, c'est de trouver les balises. On continue », affirme Renée-Claude les traits tirés.
Les Dumas remontent au classement
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Photo: Maïenga Les soeurs Geneviève et Annie Dumas |
Rassurez-vous, d'autres ont très bien tiré leur épingle du jeu. Notamment les soeurs Annie et Geneviève Dumas. Au cap, toujours au cap. Les deux filles suivent la boussole au degré près. Nous l'avons d'ailleurs appris à nos dépens.
En les suivant lundi en route vers la balise 3, nous nous sommes fait taper les fesses dans un oued pendant une heure. Alors que la plupart des filles ont emprunté la route, les Québécoises ont filé plein cap sur la balise pour ne pas accumuler de kilométrage au compteur.
Mardi à 16 h 30 (heure locale), les Dumas rejoignaient le bivouac, devenant ainsi la première équipe à trouver toutes les balises. Elles figurent maintenant en 17e place provisoire.
« Je suis brûlée. J'ai compris ce que ça voulait dire repousser mes limites. Je ne croyais pas que je pouvais les dépasser autant que ça », lance Geneviève en passant devant la tente de presse.
Si ça n'avait été que de Geneviève, l'équipe 132 serait rentrée au bivouac après la balise 9. Mais en fine psychologue, Annie a convaincu sa soeur de poursuivre après chacun des autres points de contrôle. Pour lui faciliter la tâche, elle a évité les dunes en fin de parcours, quitte à ajouter quelques kilomètres de plus.
Panne sèche
Joséanne Dufour et Catherine Gignac ont également ajouté des kilomètres supplémentaires à leur classement, mais à cause d'un plein d'essence effectué dans un village en bordure de la route.
« On est supposées avoir une autonomie de 400 km. Sur la grande route oui, mais pas quand nous passons en mode 4 X 4. Il y a plein d'équipes qui ont manqué d'essence aujourd'hui (mardi). Nous avons fait le plein lundi et si nous avions continué plus loin que la 11e balise, nous en aurions manqué », confie Joséanne qui occupe le 31e rang provisoire.
Les gazelles auront peu de temps pour décanter leur première étape marathon puisqu'elles repartent à 5 h 30 mercredi matin pour un autre marathon de deux jours.
À jeudi!§
Note de gazelles-ag.com : avons remplacé les photos, inversées dans le texte original.